L’exercice en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes obéit à des règles strictes de qualification, de temps de présence et de missions réglementaires. 80 % des propositions de rémunération annuelle brute, incluant la part fixe et la part variable pour ce poste, se situent entre 35 k€ et 98 k€, avec une moyenne constatée de 72 k€ sur le marché du travail.
Le point en 30 secondes :
- La présence d’un médecin coordonnateur est une obligation légale pour tout EHPAD depuis la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, consolidée par le décret n°2005-560 du 27 mai 2005.
- Le temps de travail et la rémunération varient selon la structure, sachant que 80 % des propositions de salaire annuel brut se situent entre 35 k€ et 98 k€, pour une moyenne de 72 k€.
- Le décret n°2025-897 du 4 septembre 2025 encadre l’évolution des missions, la télécoordination, les prescriptions médicales et formalise la collaboration avec l’infirmier coordinateur.
La présence d’un médecin coordonnateur constitue une obligation légale pour toute structure accueillant des personnes âgées dépendantes. Instaurée par la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, cette exigence a été rendue pleinement effective par le décret n°2005-560 du 27 mai 2005. Ce professionnel de santé ne peut en aucun cas cumuler sa fonction avec celle de directeur de l’établissement, ce qui garantit l’indépendance de son expertise clinique et de ses décisions gérontologiques.
Quel est le rôle et quelles sont les missions du médecin coordonnateur en EHPAD ?
Le médecin coordonnateur élabore et met en œuvre le projet de soins de l’établissement, donne son avis sur l’admission des résidents après une visite de préadmission et réalise l’évaluation de la perte d’autonomie pour déterminer le GIR via la grille AGGIR. Il préside également la commission de coordination gériatrique et participe activement à la rédaction du rapport annuel d’activité médicale aux côtés de l’équipe soignante.
Quelles sont les obligations réglementaires issues du décret 2025-897 ?
Le décret n°2025-897 du 4 septembre 2025 fait évoluer les missions du médecin coordonnateur en introduisant un programme de prévention et en encadrant la possibilité de recourir à la télécoordination. Ce texte réglementaire clarifie les conditions dans lesquelles le praticien peut assurer le suivi médical des résidents qui le souhaitent et réaliser pour ces derniers des prescriptions médicales adaptées.
Comment s’articule la collaboration avec l’IDEC et les médecins traitants ?
Le décret n°2025-897 du 4 septembre 2025 formalise la collaboration entre le médecin coordonnateur et l’Infirmier Diplômé d’Etat Coordonnateur pour l’élaboration du projet général de soins de la structure. Sur le terrain, le coordonnateur interagit avec les médecins traitants libéraux qui interviennent auprès des résidents, sans se substituer à leur rôle de soin quotidien.

Quelles sont les conditions de formation et les diplômes requis pour exercer ?
L’exercice de cette fonction médicale spécialisée exige des qualifications reconnues en gérontologie pour attester d’une compétence adaptée aux besoins des personnes âgées accueillies en collectivité. Les employeurs exigent des titres précis lors du recrutement pour répondre aux critères fixés par la tutelle sanitaire.
Quel diplôme faut-il posséder pour devenir médecin coordonnateur ?
Le médecin coordonnateur doit être titulaire d’un diplôme d’études spécialisées complémentaires de gériatrie, d’un DES de gériatrie, d’une capacité de gérontologie, d’un diplôme d’université de médecin coordonnateur ou d’un diplôme interuniversitaire national de médecine de la personne âgée. En l’absence de l’un de ces titres spécifiques, la réglementation admet la détention d’une attestation de formation continue reconnue.
Existe-t-il un délai pour régulariser sa formation après la prise de poste ?
Si le praticien n’est pas titulaire des qualifications requises lors de son embauche, il doit s’engager à les obtenir dans un délai de trois ans après sa prise de fonction. Cette période permet aux structures de recruter des profils formés au diplôme interuniversitaire de coordination en gérontologie, qui s’adresse spécifiquement aux médecins non spécialistes souhaitant acquérir les compétences requises.
Combien gagne un médecin coordonnateur et quel est son temps de travail ?
La rémunération de ce professionnel de santé varie selon son expérience, son statut et le volume horaire exercé au sein de la structure médico-sociale. L’organisation du temps de présence obéit à des règles strictes fondées sur la capacité d’hébergement de l’établissement.
Quel est le salaire moyen constaté en EHPAD ?
Près de 80 % des propositions de rémunération annuelle brute, incluant la part fixe et la part variable, se situent entre 35 k€ et 98 k€, avec une moyenne constatée de 72 k€ sur le marché. Ces montants reflètent la diversité des profils recherchés et des volumes horaires proposés aux praticiens.
Comment se calcule le temps de présence obligatoire selon la taille de l’établissement ?
Le temps minimum de présence du médecin coordonnateur est déterminé selon la capacité d’accueil de l’établissement en application de la réglementation et du décret n°2022-731. Dans près de 50 % des cas, les EHPAD proposent des postes à temps partiel, oscillant entre 0,2 et 0,8 équivalent temps plein, selon le nombre de lits et l’organisation des soins.

Critères de recrutement et modalités d’exercice selon les structures
L’exercice de la coordination médicale en EHPAD répond à des impératifs d’organisation et de qualification strictement encadrés par les textes officiels en vigueur. Le tableau suivant présente les caractéristiques des différents modes d’intervention et volumes de temps de travail constatés dans le secteur.
| Modalité d’exercice | Volume horaire indicatif | Diplôme ou régularisation | Cadre réglementaire principal |
|---|---|---|---|
| Temps partiel initial | Entre 0,2 et 0,8 ETP | Délai de trois ans accordé | Décret n°2022-731 |
| Temps complet | 1,0 ETP | Diplôme spécialisé requis | Loi du 2 janvier 2002 |
| Télécoordination | Variable selon l’accord | Qualifications gérontologiques | Décret n°2025-897 |
| Suivi et prescriptions | Intégré au temps de poste | Habilitation spécifique | Décret n°2025-897 |
Le temps partiel régulier assorti d’un délai de régularisation de trois ans s’impose dans le cas le plus fréquent pour les recrutements en EHPAD, tandis que l’exigence d’un diplôme spécialisé immédiat s’applique aux structures de grande capacité nécessitant un ETP complet.
L’indépendance de la fonction médicale prime sur toute autre considération opérationnelle, interdisant le cumul avec la direction de l’établissement pour garantir la neutralité des évaluations de dépendance et de l’élaboration du projet de soins.
Les informations de cet article sont fournies à titre indicatif. Pour toute décision médicale ou administrative, consultez un professionnel de santé ou les services compétents.
FAQ
Quel est le rôle exact d’un médecin coordonnateur en EHPAD ?
Il élabore le projet de soins, évalue la dépendance des résidents, valide les admissions et encadre l’équipe infirmière sans pratiquer de soins curatifs permanents.
Un résident peut-il conserver son propre médecin traitant ?
Oui, chaque résident garde le libre choix de son médecin traitant libéral, qui intervient au sein de l’établissement en collaboration avec le médecin coordonnateur.
Le médecin coordonnateur peut-il prescrire des médicaments ?
Il peut assurer le suivi médical et réaliser des prescriptions pour les résidents qui le souhaitent, selon les dispositions précisées par les textes réglementaires récents.
Quelles sont les qualifications exigées pour ce poste ?
Le poste requiert un diplôme spécialisé en gériatrie, une capacité de gérontologie, un diplôme d’université de coordination ou un engagement de formation dans les trois ans suivant l’embauche.
Comment est calculé le temps de travail en EHPAD ?
Le volume horaire, exprimé en équivalent temps plein, est calculé en fonction du nombre total de lits de l’établissement et de son niveau d’exigence en matière de soins.
Sources
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