La grille AGGIR permet de déterminer le niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée et de calculer son classement en GIR, indispensable pour l’accès à certaines aides. Cet outil d’évaluation standardisé évalue précisément les capacités physiques et psychiques à travers dix variables discriminantes et sept variables illustratives observées par une équipe médico-sociale.
Comment fonctionne la grille AGGIR pour évaluer le GIR ?
La grille AGGIR mesure le degré de perte d’autonomie pour déterminer l’éligibilité à l’allocation personnalisée d’autonomie et le niveau d’aide nécessaire. Les personnes sont ainsi classées dans l’un des six groupes iso-ressources, où chaque groupe correspond à un niveau de besoin spécifique pour les actes essentiels.
Comment fonctionne la grille AGGIR
L’évaluation de la perte d’autonomie est réalisée par une équipe médico-sociale du département lors d’une visite au domicile ou en établissement. Cette démarche permet d’analyser en détail les capacités de la personne évaluée dans son cadre de vie habituel ou au sein de sa structure d’hébergement.
Chacune des dix-sept rubriques de la grille AGGIR est cotée A, B ou C selon le degré d’autonomie dans l’accomplissement des actes. Cette cotation précise traduit la capacité de la personne à réaliser l’action seule, partiellement ou pas du tout, sans solliciter d’aide humaine.
Quelles sont les 10 variables discriminantes et les 7 variables illustratives ?
La grille AGGIR est composée de dix-sept rubriques, appelées variables : dix variables relatives à la perte d’autonomie physique et psychique, dites discriminantes, et sept variables illustratives. Les variables discriminantes servent directement au calcul du groupe iso-ressources, tandis que les variables illustratives apportent un éclairage complémentaire sur l’environnement et les habitudes de vie de la personne âgée.
Les variables discriminantes évaluent des actes essentiels tels que la cohérence, l’orientation, la toilette, l’habillage, l’alimentation, les éliminations, les transferts, les déplacements à l’intérieur, les déplacements à l’extérieur et la communication à distance. Les variables illustratives concernent quant à elles la gestion des médicaments, la cuisine, les achats, le ménage, les transports, les activités de loisirs et le suivi de la correspondance.
Quels sont les six niveaux de GIR de la grille AGGIR ?
Seuls les niveaux de GIR 1 à 4 permettent de bénéficier de l’APA. Ce classement détermine l’accès aux enveloppes financières destinées à financer le plan d’aide à domicile ou le tarif dépendance applicable en EHPAD.
Apa : qu’est-ce que le Gir 1, 2, 3 ou 4 de la grille Aggir ?
Le GIR 1 correspond aux personnes âgées confinées au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une présence indispensable et continue d’intervenants, ou aux personnes en fin de vie.
Le GIR 2 regroupe les personnes confinées au lit ou au fauteuil dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées avec une prise en charge nécessaire pour la plupart des activités, ou des personnes dont les fonctions mentales sont altérées mais qui se déplacent.
Le GIR 3 correspond aux personnes ayant conservé tout ou partie de leur autonomie mentale et partiellement leur autonomie locomotrice, mais ayant besoin quotidiennement et plusieurs fois par jour d’une aide pour les soins corporels.
Le GIR 4 comprend les personnes n’assumant pas seules leurs transferts mais pouvant se déplacer à l’intérieur du logement une fois levées avec aide pour la toilette et l’habillage, ou les personnes sans problème locomoteur devant être aidées pour les activités corporelles et les repas.
Quelles sont les différences entre le GIR 5 et le GIR 6 ?
Le GIR 5 comprend des personnes assurant seules leurs déplacements à l’intérieur de leur logement, s’alimentant et s’habillant seules, avec un besoin d’aide ponctuelle pour la toilette et les activités domestiques. Le GIR 6 se compose des personnes autonomes pour tous les actes essentiels de la vie courante.
Les personnes évaluées en GIR 5 et 6 ne sont pas éligibles à l’APA et peuvent solliciter une aide-ménagère ou une aide de leur caisse de retraite. Ces alternatives permettent d’accompagner le maintien à domicile sans passer par l’allocation personnalisée d’autonomie.
Plafonds nationaux du plan d’aide APA à domicile
Le montant maximal du plan d’aide de l’APA à domicile au 1er janvier 2026 est fixé à 2 080,33 € pour le GIR 1 et 1 682,30 € pour le GIR 2.
| Niveau de GIR | Montant maximal du plan d’aide (2026) |
|---|---|
| GIR 1 | 2 080,33 € |
| GIR 2 | 1 682,30 € |

Comment se déroule la contestation d’une évaluation GIR sous-estimée ?
En cas de désaccord sur le classement GIR ou le montant de l’APA, le premier recours consiste à saisir par lettre recommandée avec accusé de réception le président du conseil départemental dans un délai de deux mois. Cette démarche permet de demander un nouvel examen de la situation par les services du département.
Peut-on contester l’évaluation du GIR en cas de désaccord ?
Il est possible de contester un résultat d’évaluation jugé trop favorable ou sous-estimant la perte réelle d’autonomie. À défaut de notification de réponse dans le délai de deux mois par le département pour une demande d’APA, l’allocation peut être considérée comme accordée implicitement pour un montant forfaitaire jusqu’à la notification expresse.
Cette règle protège les demandeurs face aux retards administratifs et peut garantir le versement d’une base financière en attendant l’étude approfondie du dossier. La contestation s’appuie sur l’évolution de l’état de santé de la personne ou sur des éléments factuels omis lors de la visite initiale de l’équipe médico-sociale.
Comment exercer un recours gracieux ou contentieux auprès du conseil départemental ?
Si le désaccord persiste après le recours administratif auprès du conseil départemental, il est possible d’intenter un recours contentieux devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois. Ce recours juridictionnel intervient après l’échec ou l’absence de réponse favorable au recours gracieux initial.
La saisine du tribunal requiert de motiver précisément la demande en produisant des certificats médicaux récents et des attestations décrivant la réalité des besoins d’aide au quotidien. Cette voie contentieuse constitue la dernière étape formelle pour faire réévaluer son niveau de dépendance et ajuster le plan d’aide en conséquence.

Pièges à éviter lors de l’évaluation par l’équipe médico-sociale
- Minimiser les difficultés rencontrées au quotidien lors de la visite de l’équipe médico-sociale, ce qui produit un score d’autonomie trop élevé et un refus ou une réduction du plan d’aide : il faut décrire précisément la journée type et l’aide réelle apportée par les proches.
- Oublier de signaler les troubles cognitifs intermittents ou les pertes de repères nocturnes qui ne se manifestent pas forcément pendant l’entretien, ce qui entraîne une cotation inadaptée des variables psychiques : il est indispensable de préparer une liste écrite des situations de la semaine écoulée avant le passage de l’équipe.
- Négliger de mentionner l’épuisement de l’aidant principal qui compense l’absence de professionnels, ce qui fausse l’évaluation de la charge d’aide indispensable : il convient d’exposer clairement le volume horaire consacré par l’entourage pour pallier la perte d’autonomie.
- Confondre le recours gracieux et le recours contentieux en respectant de mauvais délais, ce qui provoque l’irrecevabilité des démarches : il faut impérativement respecter le délai strict de deux mois pour chaque niveau de saisine auprès du conseil départemental ou du tribunal administratif.
Le classement en GIR s’effectue obligatoirement à l’issue d’une évaluation médico-sociale rigoureuse portant sur dix variables discriminantes et sept variables illustratives.
Cet article est fourni à titre informatif. Les règles et législations évoluent régulièrement : vérifiez toujours les conditions en vigueur auprès des organismes officiels ou d’un conseiller spécialisé.
FAQ
Comment fonctionne la grille AGGIR
La grille nationale AGGIR mesure le degré de perte d’autonomie pour déterminer l’éligibilité à l’allocation personnalisée d’autonomie et le niveau d’aide nécessaire. Les personnes sont ainsi classées dans l’un des six groupes iso-ressources, où chaque groupe correspond à un niveau de besoin spécifique pour les actes essentiels.
Qu’est-ce que le GIR et la Grille AGGIR ?
Le GIR désigne le groupe iso-ressources, un classement en six niveaux qui quantifie le degré de perte d’autonomie physique et psychique d’une personne âgée. La grille AGGIR est l’outil réglementaire composé de dix-sept variables qui permet d’attribuer ce GIR lors d’une évaluation à domicile ou en structure.
Quelles sont les conditions pour avoir l’APA ?
Pour bénéficier de l’allocation personnalisée d’autonomie, il faut résider en France de manière stable et régulière, et être évalué en GIR 1, GIR 2, GIR 3 ou GIR 4 à l’aide de la grille AGGIR.
Comment se passe la visite d’évaluation du GIR ?
L’évaluation de la perte d’autonomie est réalisée par une équipe médico-sociale du département lors d’une visite au domicile ou en établissement pour analyser les capacités de la personne dans son cadre de vie.
Quelles sont les alternatives en GIR 5 et GIR 6 ?
Les personnes évaluées en GIR 5 et 6 ne sont pas éligibles à l’APA et peuvent solliciter une aide-ménagère ou une aide de leur caisse de retraite pour accompagner leur maintien à domicile.
Sources
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