Successfull aging du Vendredi 31 Juillet 2009

Le 10 août 2009, par Louis LEVY,

Brèves

Les longues journées de travail ne sont pas compatibles avec un sommeil de bonne qualité. Des chercheurs européens ont voulu tester l’impact de lourds horaires de travail sur les troubles du sommeil. Au cours de cette étude longitudinale réalisée chez des fonctionnaires britanniques, le temps de travail a été mesuré à 2 reprises : la première fois entre 1991 et 1994, la deuxième fois entre 1997 et 1999. Les troubles subjectifs du sommeil ont été évalués une première fois entre 1997 et 1999 puis une seconde fois entre 2002 et 2004. Les sujets étudiés étaient des travailleurs à temps complet qui ne présentaient pas de trouble du sommeil lors de la première évaluation. Les résultats montrent que, par rapport à des semaines de travail de 35 à 40 h, le fait de travailler régulièrement plus de 55 h/semaine est préjudiciable à la qualité du sommeil. Ces gros travailleurs ont 3 fois plus de risques d’avoir des nuits courtes, 7 fois plus de difficultés à s’endormir, 2 fois plus de réveils précoces ainsi que l’impression de ne pas être reposés le matin au moment de se lever.

(Virtanen M et al. Sleep. 2009 ;32:737-745) - Bf 1432-2009


Enfin une preuve tangible d’un bénéfice potentiel des compléments vitaminiques sur le vieillissement ? Les compléments vitaminiques sont consommés au quotidien par plus d’un tiers de la population adulte des Etats-Unis, l’objectif étant bien souvent de ralentir les effets de l’âge. Les preuves de l’efficacité d’une telle supplémentation sur le vieillissement étaient pourtant jusqu’ici bien minces, faute de marqueurs suffisamment pertinents. Des épidémiologistes ont examiné 586 participantes de la Sister Study, une vaste cohorte dont le but principal était d’analyser les paramètres environnementaux et génétiques favorisant les cancers du sein, à la recherche d’un effet des vitamines sur un marqueur de la sénescence. Les personnes qui prenaient régulièrement de la vitamine C ou de la vitamine E avaient des télomères plus longs de 5% que ceux des femmes qui n’en consommaient pas. Les télomères sont les extrémités des chromosomes. Ces structures ont une fonction de protection de l’ADN des cellules et se raccourcissent avec la division cellulaire, l’âge et le stress. Le fait de ralentir leur raccourcissement est interprété comme étant bénéfique sur les mécanismes du vieillissement. Les auteurs ont calculé qu’une différence de 5% correspondrait à un gain de près de 10 années. C’est la première fois qu’une telle observation sur l’effet de compléments anti-oxydants est rapportée dans la littérature internationale. Il faut cependant noter que des effets similaires étaient observés chez les personnes dont les apports alimentaires en vitamines C ou E étaient les plus importants.

(Xu Q et al. Am J Clin Nutr. 2009 ;89:1799-1807) - Bf 1425-2009


La qualité de l’air a une influence sur les thromboses veineuses. Si on sait bien que la pollution atmosphérique est un facteur de prédisposition aux maladies cardiovasculaires, peu de données existent sur le risque de thromboses veineuses lié à la mauvaise qualité de l’air. Une équipe italienne a regardé si vivre plus ou moins près de routes à fort trafic augmentait le risque de thromboses veineuses profondes. Ces chercheurs ont comparé les dossiers médicaux de 663 sujets ayant présenté une thrombose au niveau des membres inférieurs entre 1995 et 2005 à ceux de 859 sujets témoins en bonne santé et d’âge comparable. Tous vivaient dans des villes de plus de 15 000 habitants situées en Lombardie. L’unité de mesure de l’exposition aux gaz d’échappement était la distance séparant le lieu d’habitation des participants de la route la plus proche. Après ajustement sur les facteurs de confusion, les résultats ont montré que le risque de thrombose veineuse était augmenté de près de 50% chez les sujets résidant à moins de 20 mètres d’une route à fort trafic comparés à ceux qui vivaient à plus de 250 mètres. Cette augmentation du risque était linéaire même après ajustement sur le taux de particules dans l’air. Cet impact était plus faible chez les femmes que chez les hommes et absent chez les femmes sous hormonothérapie. En revanche, l’âge, le tabagisme, l’indice de masse corporelle, le niveau d’éducation, étaient sans incidence sur la relation entre le risque de thrombose veineuse profonde et la proximité d’une route à grande circulation. Il est maintenant important de comprendre les mécanismes des effets des gaz d’échappement sur notre santé et surtout de soutenir les mesures visant à réduire cette pollution.

(Baccarelli A et al. Circulation. 2009 23 ;119:3118-3124) - Bf 1425-2009


Un mauvais équilibre glycémique peut être à l’origine d’une maladie d’Alzheimer. Le diabète augmente le risque de maladies dégénératives d’origine vasculaire comme les néphropathies, les rétinopathies, l’hypertension, l’athérosclérose, …. De plus en plus d’études montrent que le diabète joue aussi un rôle dans l’accélération du vieillissement cérébral. Les mécanismes qui lient ces deux pathologies ne sont pas encore totalement élucidés. Les relations entre les anomalies de l’équilibre glycémique et la dégénérescence cérébrale ont été scrutées dans une étude longitudinale portant sur 1248 sujets âgés de 75 ans ou plus, sans problème cognitif au départ. Les malades Alzheimer ayant des antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ont été séparés de ceux qui ne présentaient ni hypertension, ni AVC, ni cardiopathie. La présence d’un diabète était définie soit par un antécédent de diabète, l’utilisation d’hypoglycémiants ou une glycémie à jeun = 11 mmol/l, cette dernière notion permettant de repérer les diabétiques non diagnostiqués. Les diabétiques non équilibrés avaient une glycémie à jeun = 11 mmol/l. Les sujets sans antécédent diabétique et ayant une glycémie comprise entre 7,8 et 11 mmol/l étaient classés comme pré-diabétiques. Au cours des 9 ans de suivi, 420 sujets ont développé une démence dont 47 de type vasculaire et 320 de type Alzheimer. Parmi ces derniers, 78 avaient un antécédent d’AVC et 137 n’avaient jamais présenté de pathologie vasculaire. Seules les démences vasculaires étaient associées au diabète. Les diabétiques non diagnostiqués avaient 3,3 fois plus de risque de développer une maladie d’Alzheimer, alors qu’il n’y avait pas d’augmentation du risque de démence chez les diabétiques équilibrés, c’est à dire ayant une glycémie 7,8 mmol/l. Ces données montrent qu’il y aurait bien une relation directe entre un mauvais équilibre glycémique et la survenue de maladies neuro-dégénératives.

(Xu WL et al. Diabetologia. 2009 ;52:1031-1039) - Bf 1427-2009


L’anémie est très péjorative chez les octogénaires en fibrillation auriculaire. Une anémie, même légère, chez les patients âgés qui souffrent d’insuffisance cardiaque est un facteur aggravant. Un effet péjoratif a également été décrit vis-à-vis du déclin physique ou mental. L’impact de l’anémie sur le risque de complications associées à une fibrillation auriculaire n’avait pas encore été clairement établi. Une cohorte de 13 067 patients, âgés de 80 ans en moyenne, a été suivie…
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L’exploration de la fonction respiratoire permettrait d’identifier les sujets à risque d’ostéoporose et de fracture. Hormis la mesure de la densité minérale osseuse par ostéodensitométrie, il n’existe pas de test clinique considéré comme réellement prédictif du risque de fracture ostéoporotique. En se fondant sur des observations effectuées au cours d’études antérieures, des investigateurs britanniques se sont demandés si une mesure simple de la fonction respiratoire ne pourrait pas combler cette lacune…
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Les femmes qui souffrent de migraines avec aura sont plus exposées à la survenue de lésions cérébrales. La migraine est souvent considérée comme un phénomène transitoire sans conséquence à long terme. Des études récentes semblent montrer qu’elle pourrait avoir une influence négative sur le cerveau, notamment le cervelet. C’est le cas d’une enquête commencée en 1967 sur près de 5000 personnes, dont 57% de femmes, nées entre 1907 et 1935, vivant à Reykjavik en Islande…
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L’âge de début des troubles bipolaires influence le degré d’altération cognitive. Le trouble bipolaire, ou psychose maniaco-dépressive, correspond à une fluctuation anormale de l’humeur qui oscille entre des périodes d’excitation et de dépression, entrecoupées d’intervalles de stabilité. Les auteurs de ce travail ont voulu savoir si l’âge de début des troubles bipolaires influençait les altérations cognitives observées dans cette maladie. Les fonctions cognitives de 119 personnes de plus de 60 ans…
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L’obésité sarcopénique entraîne des difficultés fonctionnelles sérieuses. La sarcopénie, ou perte involontaire de muscle avec l’âge, s’exprime par une diminution de la masse maigre et de la force musculaire. Elle a des conséquences délétères sur les capacités motrices et l’autonomie, la morbidité en général, voire la mortalité. Des auteurs toulousains ont regardé si l’obésité sarcopénique était un marqueur de risque de fragilité plus puissant que la sarcopénie ou l’obésité prises séparément…
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Actualités

La démence est-elle le simple résultat d’une accumulation de lésions liées à l’âge ? Les premières analyses faites sur les démences distinguaient les troubles affectant les patients de moins de 65 ans de ceux de plus de 65 ans, créant ainsi deux populations atteintes de façon précoce ou tardive. Progressivement, cette distinction basée sur l’âge est apparue de moins en moins pertinente, et les études épidémiologiques ont démontré la similitude et la continuité des manifestations de la maladie…
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Les femmes âgées ayant reçu une chimiothérapie adjuvante pour cancer du sein présentent-elles davantage de risques de développer des troubles cognitifs ? En 2005, une équipe américaine a publié dans le Journal of the American Geriatrics Society, une étude sur l’état de santé des sujets âgés qui avaient survécu à un cancer. Les résultats montraient chez eux une fréquence plus élevée de comorbidités, par rapport à la population générale, sans que les auteurs puissent pour autant dire si c’était une conséquence des traitements dont ils avaient bénéficié ou bien s’il s’agissait d’une rémanence de l’affection elle-même…
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