La lettre de Successfull aging

Le 3 mars 2008, par Louis LEVY,

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| Le diabète chez les seniors : une véritable préoccupation de santé publique. La prévalence du diabète augmente dans toutes les tranches d’âge de la population. Les seniors en particulier sont de plus en plus touchés par cette pathologie et ses complications. Les pouvoirs publics et les autorités de santé américains, particulièrement concernés par ce phénomène, suivent de façon attentive l’évolution de cette maladie. La morbi-mortalité de la population bénéficiant du système Medicare a été évaluée au cours de la période 1994-2004, en comparant le devenir des patients diabétiques nouvellement diagnostiqués àcelui d’une population témoin. Pour chaque période, les cohortes analysées comportaient entre 31 000 et 40 000 sujets de 65 à96 ans. Entre 1994-1995 et 2003-2004, l’incidence annuelle du diabète avait augmenté de 23% et la prévalence globale de 62%. Parmi les patients toujours en vie àla fin de l’étude, environ 40% des diabétiques dépistés en 1994 ou 1999 étaient insuffisants cardiaques, soit deux fois plus que chez les témoins, avec une augmentation de 4,4% de l’incidence entre ces deux périodes. Le même type d’évolution était observé pour l’infarctus du myocarde. Globalement, peu d’amélioration dans la survenue de complications et aucune diminution de la mortalité àun an n’était notée au cours de cette période d’observation. En dépit d’une prise en charge plus agressive et de l’accent mis sur la prévention des complications liées au diabète, l’impact des ces mesures sur la santé des seniors semble encore modeste. De surcroît le traitement des affections chroniques associées au diabète représente un coà»t très élevé qui va, de toute évidence, peser de plus en plus lourd sur les systèmes de santé. (Slaon FA et al. Arch Intern Med. 2008 ;168:192-199) - Bf 1178-2008


Chez les hypertendus, la mauvaise observance au traitement est la même dans tous les pays. L’hypertension artérielle est le facteur de risque cardiovasculaire le plus largement répandu. Toutes les personnes qui en souffrent ne sont pas traitées et parmi celles qui sont diagnostiquées et prises en charge, seulement un tiers ont une pression artérielle normalisée. Une grande partie des échecs thérapeutiques est liée àune utilisation non optimale des traitements ou àune mauvaise observance des patients. De nombreuses raisons peuvent être invoquées pour expliquer ce manque de discipline des malades observé dans la plupart des pays. On serait toutefois tenté de penser que les disparités dans les systèmes de santé, les différences culturelles ainsi que les habitudes de prescription pourraient avoir une influence sur l’observance au traitement. Pour clarifier ce point, l’observance aux hypertenseurs a été évaluée de façon rétrospective sur une cohorte de 9 664 patients américains (âge moyen 78 ans), 25 377 patients canadiens (âge moyen 75 ans) et 24 603 patients hollandais (âge moyen 78 ans) qui tous débutaient un traitement antihypertenseur et étaient issus de populations comparables. Au cours de la première année de traitement, le pourcentage de patients qui s’étaient abstenus de traitement pendant au moins 180 jours était de 23 à24% dans les 3 régions étudiées. Après 6 ans de prescription, ces chiffres étaient de 41% aux Etats-Unis, de 36% au Canada et de 38% en Hollande. L’âge élevé, le fait d’être un homme et la polymédication étaient des facteurs favorisant la mauvaise observance alors qu’un infarctus du myocarde récent ou une hypercholestérolémie étaient plutôt associés àune meilleure compliance. Le problème de l’observance au traitement se retrouve avec la même ampleur dans ces 3 pays et semble bien être indépendant des systèmes de santé en vigueur. Une amélioration de ces comportements est essentielle pour l’optimisation de la prévention cardiovasculaire. (van Wijk BLG et al. J Hypertension.2008 ;26:145-153) - Bf 1177-2008


Se bouger aujourd’hui pour échapper àla maladie d’Alzheimer dans 20 ou 30 ans . Le nombre de personnes atteintes de démence ne cessant d’augmenter, l’identification de moyens de prévention devient de plus en plus urgente. Les relations entre l’exercice physique pratiqué en milieu de vie et le risque de démence ont été étudiées au sein d’une cohorte de jumeaux suédois. Le niveau d’activité physique a été déterminé en moyenne 31 ans avant que la démence ne soit diagnostiquée et confirmée par une évaluation clinique complète. Deux cent soixante quatre patients atteints de démence, dont 176 souffraient de maladie d’Alzheimer, ont pu être comparés à2 870 sujets témoins. L’âge des participants était en moyenne de 48 ans au tout début du suivi et de 80 ans lors du dernier examen. Après ajustement sur l’âge, le sexe, le niveau d’éducation, le type d’alimentation, le tabagisme, l’alcoolisme, l’indice de masse corporelle et les antécédents d’angine de poitrine, les résultats ont montré que les personnes qui s’entretenaient régulièrement par des activités comme le jardinage, la marche ou la pratique d’un sport avaient un risque de démence diminué de près de 40% par rapport àdes sujets sédentaires. Une analyse complémentaire réalisée sur les données concernant 90 couples de jumeaux discordant pour la démence a confirmé, après ajustement sur leur niveau d’éducation, qu’il existait bien une relation entre un bon niveau d’activité physique et un risque moindre de développer une démence, et ce indépendamment des facteurs génétiques. (Andel R et al. J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2008 ;63:62-66) - Bf 1176-2008


Le lycopène, présent dans la tomate, ralentit la progression de l’hypertrophie bénigne de la prostate . L’hypertrophie bénigne de la prostate touche la moitié des hommes de plus de 50 ans, et plus de 90% des hommes de 80 ans. Certaines études ont montré que le lycopène, caroténoïde qui donne àla tomate sa couleur rouge, aurait un effet protecteur sur le développement et la progression du cancer de la prostate. Les publications scientifiques montrent cependant une certaine divergence quant aux bénéfices potentiels de ce composé. L’intérêt éventuel du lycopène sur l’hypertrophie bénigne de la prostate a été ànouveau évalué au cours d’une étude réalisée par une équipe allemande chez des sujets qui avaient des taux sanguins élevés de l’antigène prostatique spécifique (PSA) et un risque accru de cancer prostatique. Les 40 sujets ont été divisés en deux groupes, les uns recevant 15 mg de lycopène par jour pendant six mois, les autres un placebo. A l’issue du traitement, chez les hommes qui avaient reçu du lycopène, le niveau du PSA était réduit alors que la taille de la prostate, évaluée par toucher rectal et échographie, restait stable. A l’opposé, chez les sujets sous placebo le taux circulant de PSA ne diminuait pas et le volume prostatique augmentait. Les symptômes prostatiques se sont améliorés dans les deux groupes, surtout chez les hommes qui prenaient des suppléments de lycopène. Cette substance qui permet de ralentir la progression de l’hypertrophie bénigne de la prostate se trouve en abondance dans des aliments tels que la tomate, la pastèque ou le pamplemousse rose, et tout particulièrement dans la sauce tomate. (Schwarz S et al.J Nutr. 2008 ;138:49-53) - Bf 1174-2008


Une première chute et la peur de tomber sont intimement liées. Les chutes chez les seniors peuvent avoir des conséquences traumatiques et psychologiques dramatiques. La peur de tomber est alors responsable d’une diminution des activités de la vie quotidienne et d’une perte des capacités fonctionnelles. Elle peut mener les patients vers la dépendance. Même les personnes qui ne sont jamais tombées… > La suite sur www.saging.com


Les performances cognitives avant un accident vasculaire cérébral n’ont pas d’incidence sur le risque de démence après un accident vasculaire cérébral (AVC). Selon une revue récente, un accident vasculaire cérébral accroît de façon importante le risque de démence avec une prévalence qui va de 14% à3 mois à32% àun an. Afin d’améliorer la prévention, il est important de savoir si un AVC ne fait que révéler un processus d’atteinte cognitive sous-jacente ou si l’AVC est le seul responsable de la survenue d’une démence… > La suite sur www.saging.com


Quels critères utiliser pour évaluer la fragilité des seniors ? Depuis une vingtaine d’années, l’usage du terme « fragilité » s’est considérablement accru dans la littérature médicale. Les sujets dits « fragiles  » présentent un risque plus élevé de décompensation de pathologies chroniques et d’évolution péjorative. Ils peuvent, àl’occasion d’un stress, entrer dans une trajectoire de vieillissement accéléré difficilement réversible… > La suite sur www.saging.com


Pour l’entourage familial, l’hospitalisation àdomicile n’est pas forcément une source de stress plus importante que l’hospitalisation traditionnelle. L’hospitalisation àdomicile ou HAD est un mode de soins alternatif àl’hospitalisation traditionnelle qui permet d’assurer des soins médicaux et paramédicaux lourds au domicile du patient. Si l’HAD évite ou raccourcit les séjours hospitaliers, comment est-elle ressentie par l’entourage familial ? Les auteurs américains de cette publication ont comparé le stress ressenti par les aidants… > La suite sur www.saging.com


Le syndrome des jambes sans repos est aussi un facteur de risque cardio-vasculaire. Plusieurs études épidémiologiques ont suggéré un lien entre le syndrome des jambes sans repos (SJSR) et les maladies cardio-vasculaires. Une étude transversale américaine a cherché àle vérifier auprès de 1 559 hommes et 1 874 femmes, âgés en moyenne de 70 ans, qui participaient àl’étude Sleep Heart Health… > La suite sur www.saging.com


Actualités

Place de la perfusion sous-cutanée dans la prise en charge de la déshydratation. La déshydratation est un problème fréquent en gériatrie puisqu’il s’agit d’une des 10 premières causes d’hospitalisation des sujets âgés avec une mortalité à2 mois supérieure àcelle d’une fracture du col du fémur. Chez le sujet très fragile, la déshydratation représente le premier trouble métabolique rencontré… > La suite sur www.saging.com


Caractéristiques, prise en charge et devenir des patients nonagénaires avec un syndrome coronarien aigu. L’âge est un facteur de risque cardiovasculaire, en particulier coronarien, bien établi. Ainsi, 30% de l’ensemble des cas d’infarctus du myocarde surviennent chez les plus de 85 ans. Cette proportion de sujets âgés aux USA représente 2% de l’ensemble de la population. Le traitement des syndromes coronariens aigus du sujet âgé est hétérogène… > La suite sur www.saging.com


Adopter des comportements de santé vertueux peut faire gagner l’équivalent de 14 années de vie. S’il existe un large faisceau de preuves indiquant que le mode de vie a une influence sur l’état de santé de la population générale, la plupart d’entre nous pense que les changements de comportement réalisables n’ont qu’un faible impact au niveau individuel. Les auteurs de cette étude britannique ont examiné le lien existant entre le mode de vie, représenté par un indicateur combinant tabagisme, activité physique, consommation d’alcool et apports en fruits et légumes… > La suite sur www.saging.com

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Dernière mise à jour le :
3 mars 2008
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