La lettre de successfull aging

Le 15 mai 2009, par Louis LEVY,

Vendredi 15 mai 2009
Brèves
Après cinquante ans, reprendre une activité physique augmente notre espérance de vie autant que l’arrêt du tabac.
Une équipe de chercheurs suédois a regardé l’effet d’une modification du niveau d’activité physique sur la mortalité en suivant pendant 35 ans 2205 hommes âgés de 50 ans à l’inclusion. Tous les sujets ont été examinés à leur entrée dans l’étude, entre 1970 et 1973, puis à 60, 70, 77 et 82 ans. La mortalité toutes causes confondues a été colligée. En valeur absolue, le taux de mortalité était de 27,1, 23,6, et 18,4 pour 1000 années-personnes dans les groupes ayant respectivement une activité physique faible, moyenne et élevée. La diminution du taux de mortalité attribuable à une activité physique élevée ou modérée était respectivement de 32% et 22%. Les sujets qui augmentaient leur activité physique entre 50 et 60 ans conservaient au cours des 5 premières années de suivi un taux de mortalité supérieur à celui des sujets qui pratiquaient une activité physique élevée avant l’âge de 50 ans. En revanche, après 10 ans de suivi, leur mortalité diminuait et devenait équivalente à celle des hommes qui avaient eu une activité physique élevée avant 50 ans. Cette diminution de la mortalité associée à l’augmentation de l´activité physique était similaire à celle que procurait l´arrêt du tabac. Pour expliquer cet effet favorable du sport sur la réduction de la mortalité, les chercheurs pensent que la reprise d’une activité physique régulière après 50 ans améliore le profil métabolique et diminue le risque de syndrome métabolique, d’obésité et de maladies cardiovasculaires.
(Byberg L et al, BMJ. 2009 Mar 5 ;338:b688) - Bf 1391-2009
Diminuer la consommation de graisses saturées en milieu de vie améliore ensuite les fonctions cognitives.
Différentes études ont montré que les diabétiques sont exposés à un risque accru de troubles cognitifs à la fin de leur vie. Est-ce que leur style de vie pourrait être modifié pour réduire ce risque ? Des chercheurs de Boston ont émis l’hypothèse selon laquelle les lipides alimentaires influenceraient les fonctions cognitives des personnes atteintes de diabète. Pour la tester, ils ont suivi 1486 femmes âgées de plus de 70 ans présentant un diabète de type 2. Les fonctions cognitives ont été évaluées à 2 reprises : une première fois entre 1995 et 1999 et une deuxième fois deux ans plus tard. La consommation des lipides alimentaires avait été estimée en 1980. Les résultats montrent que les femmes ayant vers le milieu de leur vie une alimentation à la fois riche en graisses saturées et en acide gras trans, et pauvre en matières grasses polyinsaturées, avaient de moins bonnes fonctions cognitives, équivalentes en moyenne à celles de personnes 7 ans plus âgées. Même si d’autres travaux sont nécessaires pour confirmer ces résultats et proposer des stratégies pour le maintien de la santé cognitive des diabétiques, rien n’empêche d’adopter dès maintenant des règles d’hygiène de vie simples comme manger moins de viandes grasses et de charcuteries au profit du poisson, remplacer les graisses saturées d’origine animale par des graisses insaturées d’origine végétale, et limiter la consommation de produits industriels (plats préparés, fast-food, biscuits, etc.) riches en acides gras trans.
(Devore EE et al. Diabetes Care. 2009 ;32:635-640) - Bf 1389-2009
Notre mode de vie a un impact sur notre santé osseuse.
Les données de l’étude Tromsø Study montrent que le mode de vie des norvégiens influencerait leur capital osseux et la diminution de la masse osseuse liée à l’âge. La densité minérale osseuse a été mesurée au niveau de la partie distale et ultradistale du radius chez 7948 hommes et femmes âgées de 24 à 84 ans en 1994-1995. La mesure a été répétée en 2001 chez 6182 sujets. Sans surprise, la densité minérale osseuse diminuait significativement avec l’âge. Toutefois, cette différence variait selon les comportements au quotidien. Les hommes qui avaient un mode de vie actif, un indice de masse corporelle de 25 kg/m2 et qui ne fumaient pas perdaient moins de masse osseuse au niveau distal (15,9%) et ultradistal (17,5%) du radius que les hommes sédentaires, très minces et fumeurs (25,9% et 29,7% respectivement). Ces valeurs étaient pour les femmes de 34,4% et 45,7% au niveau distal et 35,6% et 55,7% au niveau ultradistal, respectivement. Les différences de densité minérale osseuse observées à l’âge de 80 ans entre ces deux groupes de sujets au mode de vie différent correspondent à une augmentation du risque fracturaire de 69% chez les hommes et de 85% chez les femmes présentant la perte osseuse la plus importante. L’absence de tabagisme, un niveau élevé et régulier d’activité physique et un poids normal sont à conseiller pour minimiser la perte de la masse osseuse et le risque de fracture liés à l’âge.
(Wilsgaard T et al. Am J Epidemiol. 2009 ;169:877-886) - Bf 1390-2009
Pour préserver notre rétine, mieux vaut miser sur les viandes blanches.
La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est une maladie touchant la zone centrale de la rétine, appelée macula. C’est la première cause de handicap visuel chez les personnes âgées de plus de 50 ans. Différentes études ont suggéré que l’alimentation pouvait avoir un rôle dans la survenue de la DMLA. Ses liens avec la consommation de viande ont été étudiés à l’aide d’un questionnaire de fréquence alimentaire par des chercheurs de Melbourne chez 6 734 australiens âgés de 58 à 69 ans. Au bout de 13 ans de suivi, 680 cas de DMLA précoce et 77 cas de DMLA évoluée ont été dénombrés. Les personnes consommant beaucoup de viande rouge, c’est à dire au moins 10 fois par semaine, avaient un risque de développer une dégénérescence maculaire augmenté de 47% par rapport à celles qui en consommaient moins de 5 fois par semaine. En revanche, les personnes qui mangeaient beaucoup de volaille (en moyenne plus de 3,5 fois par semaine) voyaient ce risque diminuer de 57% par rapport à celles qui en consommaient moins de 1,5 fois par semaine. Les auteurs avancent une explication à ces observations : la viande rouge contiendrait davantage de nitrosamines et de composés N-nitroso que la viande blanche et ces substances, ainsi que leurs metabolites, seraient toxiques pour la rétine.
(Chong EWT et al. Am J Epidemiol 2009 ;169:867-876) - Bf 1386-2009
Une ménopause précoce pourrait-elle favoriser la survenue d’un accident vasculaire cérébral ?
Les conséquences des accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont souvent plus sévères chez les femmes que chez les hommes. Si les femmes semblent être relativement protégées contre de tels accidents cardiovasculaires avant la ménopause, cette protection disparaît après…
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Le pain enrichi en vitamine D est un bon vecteur pour améliorer la masse osseuse des personnes vivant en institution.
Avec l’âge, la concentration sérique de vitamine D doit rester supérieure à 75 nmol/l pour éviter la déminéralisation osseuse et diminuer le risque de fracture. Pour cela, au moins 125 µg de vitamine D doivent être apportés quotidiennement par l’alimentation, mais cet apport est difficile…
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Actualités
Des marqueurs sanguins biologiques pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer.
Le vieillissement progressif de la population a modifié profondément le profil des pathologies les plus courantes, des infections vers les maladies chroniques. Parmi les maladies liées à l’âge - comme l’athérosclérose, le diabète, le cancer et la maladie d’Alzheimer - une des causes principale qui contribue à l’extension de ces pathologies est l’inflammation chronique…
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Etude rétrospective sur les facteurs de réadmission à l’hôpital pour effets secondaires médicamenteux.
Les effets secondaires médicamenteux sont un problème majeur de santé publique chez les personnes âgées car ils augmentent le risque d’hospitalisation, de ré-hospitalisation et d’allongement de la durée de ces hospitalisations. Certains facteurs sont directement associés à ces effets secondaires médicamenteux bien qu’il n’existe pas de consensus…
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Améliorer les résultats de l’hospitalisation d’un patient âgé grâce à des exercices physiques et un suivi téléphonique au cours des 6 mois suivant la sortie.
Les personnes âgées représentent une forte proportion des patients hospitalisés, variant de 30 à 50%. Ces patients connaissent très souvent un déclin fonctionnel à l’occasion d’une hospitalisation et l’un des enjeux majeurs est d’éviter au maximum le recours en urgence aux services médicaux de ville ou hospitaliers après leur sortie de l’hôpital…
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15 mai 2009
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