La lettre de successfull aging

Le 1er décembre 2007, par Louis LEVY,


- Une alimentation équilibrée, c’est bon aussi pour la peau.

Le rôle de la nutrition dans la prévention et le traitement des maladies cutanées est bien documenté dans la littérature scientifique internationale, mais encore peu connue du grand public. L’influence de l’alimentation sur l’aspect de la peau est souvent sous-estimée. Cette étude anglaise a utilisé les données de la National Health and Nutrition Examination Survey pour analyser les relations entre les apports nutritionnels et l’état de la peau de 4025 femmes d’âges compris entre 40 et 74 ans. Une enquête alimentaire a permis de connaître leurs apports nutritionnels. Des dermatologues ont précisé si leur peau présentait des rides, une sécheresse ou une atrophie cutanée. Les personnes qui avaient les apports en vitamine C les plus élevés avaient une peau moins ridée et moins déshydratée, peut-être en raison des propriétés antioxydantes de cette vitamine et de son rôle dans la synthèse du collagène. La vitamine C, hydrosoluble, se retrouve surtout dans les fruits et légumes. Les effets bénéfiques de l’acide linoléique, présent notamment dans les huiles végétales, étaient encore plus marqués que ceux de la vitamine C puisque ceux qui en consommaient le plus avaient un risque diminué de 22 à25 % d’avoir une peau sèche ou atrophiée. Ces résultats étaient indépendants de l’âge, de l’origine ethnique, du niveau d’éducation, de l’exposition au soleil, des revenus, de la ménopause, de l’indice de masse corporelle, de l’utilisation de suppléments nutritionnels, de l’activité physique et de l’apport énergétique global. Les chercheurs soulignent l’effet positif d’une alimentation saine sur la peau et son vieillissement. Ces résultats sont un argument supplémentaire, si nécessaire, pour améliorer notre alimentation.

(Cosgrove MC et al. Am J Clin Nutr. 2007 ;86:1225-1231) - Bf 1129-2007


- Un niveau d’éducation élevé est associé àun développement plus tardif de la maladie d’Alzheimer, mais aussi àun déclin mnésique plus rapide.

Les personnes avec un niveau d’éducation élevé ont tendance àdévelopper la maladie d’Alzheimer plus tard dans leur vie que ceux qui ont passé moins de temps àl’école. C’est pour confirmer cette hypothèse et essayer d’en comprendre les raisons que deux nouvelles études publiées dans la revue Neurology ont été réalisées. Dans la première étude, des chercheurs Finlandais ont suivi 1388 participants pendant 21 ans. Les sujets ont été séparés en trois groupes : ceux qui avaient fait cinq années d’études ou moins (niveau faible), entre six et huit ans (niveau moyen) et neuf ans ou plus (niveau élevé). Par rapport aux personnes ayant un faible niveau d’éducation, ceux avec un niveau moyen ou élevé avaient un risque diminué respectivement de 43 ou 84% de développer une démence. Les auteurs émettent l’hypothèse selon laquelle les individus qui ont une plus grande réserve cognitive peuvent retarder l’apparition des premiers troubles cognitifs grâce àdes procédés compensatoires. La deuxième étude réalisée aux Etats-Unis montre que lorsque les symptômes apparaissent, les personnes qui ont le plus grand nombre d’années d’études voient leurs fonctions cognitives s’amoindrir beaucoup plus rapidement. Les auteurs de ce second article ont étudié l’influence du niveau d’éducation sur le déclin de la mémoire mesuré par le Buschke Selective Reminding Test chez 117 participants de la Bronx Aging Study ayant présenté une démence. L’échantillon a été suivi sur une durée moyenne de 6 ans avec une évaluation cognitive annuelle. Pour chaque année d’éducation supplémentaire, le déclin mnésique était différé d’environ 2 mois et demi, mais la vitesse de la détérioration des capacités cognitives augmentait de 4% pour chaque année d’études supplémentaire. Ce déclin plus rapide pourrait être lui aussi expliqué par le concept de la réserve cognitive. Les personnes ayant un niveau élevé d’éducation ont une meilleure habileté pour compenser les troubles cognitifs. Les symptômes apparaissent alors quand la maladie est àun stade avancé avec un potentiel évolutif plus élevé.

(Ngandu T et al. Neurology. 2007 ;69:1442-1450 ;Hall CB et al. Neurology. 2007 ;69:1657-1664) - Bf 1131-2007


- La DSS : un nouvel outil d’évaluation de la démence prenant en compte les observations du personnel soignant.

Le dépistage précoce de la démence permet une meilleure prise en charge médicale et un meilleur accompagnement du patient et de sa famille. En institution, les troubles démentiels ne sont pas toujours dépistés. Pourtant les observations du personnel soignant concernant l’état cognitif des patients pourraient être précieuses dans le diagnostic de la démence. Un nouvel outil d’évaluation des atteintes cognitives comprenant 7 items tenant compte des observations de l’entourage du malade, la Dementia Screening Scale (DSS), vient d’être proposé par des psychogériatres d’outre-Rhin. Mille neuf cent vingt deux sujets vivant dans 20 institutions pour personnes âgées de Mannheim en Allemagne, ont été évalués au plan cognitif par des infirmières utilisant la DSS. La validation de cette échelle a été réalisée sur un sous-groupe d’environ 600 résidents chez lesquels les scores àla DSS étaient comparés aux évaluations faites par des psychologues avec le Mini-Mental-State-Examination (MMSE), le Dementia Scale of the Brief Assessment Schedule (BAS DEM), et le Washington University Clinical Dementia Rating (CDR). En considérant le CDR comme le gold standard, la DSS classait correctement 85,8% des démences légères, modérées, ou sévères. Toutefois, la précision de la DSS était légèrement moins bonne que celle obtenue avec le MMSE ou le BAS DEM. Selon les auteurs, cette nouvelle échelle présente l’avantage d’être peu coà»teuse, facile àréaliser et d’une bonne fiabilité pour évaluer la démence des personnes vivant en institution.

(Köhler L et al. Age Ageing. 2007 ;36:549-554) - Bf 1126-2007


- En institution, une augmentation des apports en zinc peut aider àdiminuer l’incidence et la durée des pneumonies.

L’altération des fonctions immunitaires avec l’âge explique la fréquence des infections, en particulier pulmonaires, des sujets institutionnalisés. Une carence en zinc pourrait être impliquée dans cette diminution des défenses immunitaires car l’augmentation des apports améliore la fonction des lymphocytes T des sujets supplémentés. Cette étude américaine avait pour objectif de déterminer si les résidents de maison de retraite ayant une carence en zinc avaient un risque plus élevé de pneumonie et de décès. Les auteurs ont utilisé les données provenant d’une étude sur le rôle préventif de la vitamine E dans les maladies respiratoires, réalisée chez 617 hommes et femmes de 65 ans ou plus vivant dans 33 maisons de retraite de la région de Boston. Tous les participants avaient reçu pendant un an une supplémentation en vitamines et minéraux essentiels, dont le zinc, représentant 50% des apports nutritionnels recommandés. Les sujets ont été catégorisés selon leur concentration plasmatique de zinc : basse (≥70 µg/dL) ou normale (=70 µg/dL) au début ou àla fin de l’étude. Chez les sujets dont le taux sérique en zinc était normal lors de la dernière mesure, l’incidence et la durée des pneumonies étaient diminuées par rapport aux sujets ayant un taux plasmatique de zinc bas. Le nombre de prescriptions d’antibiotiques était également deux fois plus faible, la durée du traitement était raccourcie (2,6 versus 3,9 jours) et le taux de mortalité, toutes causes confondues, était réduit de 39%. Une étude d’intervention randomisée en double aveugle versus placebo s’avère toutefois nécessaire pour confirmer qu’une supplémentation en zinc peut effectivement réduire la morbidité et la mortalité dues aux infections respiratoires chez les sujets vulnérables. En attendant, les aliments riches en zinc comme les huîtres, la viande rouge, la volaille, les céréales complètes, les produits laitiers sont les bienvenus dans les menus des résidents de maison de retraite.

(Meydani SN et al, Am J Clin Nutr. 2007 ;86:1167-1173) - Bf 1125-2007


- Le déficit d’attention survenant après un accident vasculaire cérébral est un facteur de risque d’incontinence urinaire.

L’incontinence urinaire se définit comme la perte involontaire d’urine ou l’impossibilité de retenir l’urine assez longtemps pour se rendre aux toilettes. L’apparition d’une incontinence urinaire dans les suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC) est fréquente, avec une prévalence comprise entre 37 et 79% selon les enquêtes. Avec le temps, un grand nombre de personnes…

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- En hospitalisation gériatrique, la supplémentation en vitamine D seule a peu d’effet sur la prévention des chutes.

La carence en vitamine D, fréquente chez les seniors, pourrait, selon certains auteurs contribuer au risque de chute et de fracture, surtout chez les patients hospitalisés. Des études récentes ont montré qu’une supplémentation en vitamine D améliorait la fonction neuromusculaire et diminuait le risque de chute. Un nouvel essai cas/témoin randomisé…

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- L’évaluation gériatrique standardisée est utile pour améliorer la prise en charge thérapeutique des patients cancéreux.

L’incidence des cancers augmente avec l’espérance de vie. Plus de 60% des cancers et 70% des cancers mortels surviennent après 65 ans. Souvent, les patients âgés ne reçoivent pas le même traitement que celui proposé àdes malades plus jeunes en raison de la crainte d’effets secondaires. L’oncologie gériatrique s’oriente peu àpeu vers une prise en charge spécifique…

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- L’activité physique et la force musculaire sont des facteurs prédictifs de la perte de mobilité.

L’activité physique est un déterminant majeur du vieillissement réussi. Son intérêt n’est plus àdémontrer : elle diminue le risque de maladies, améliore la condition physique, l’équilibre, la qualité de vie, le sommeil, l’humeur, l’autonomie, évite la prise de poids et le risque de chutes. Une équipe de chercheurs de Chicago a voulu mesurer jusqu’àquel degré l’activité physique et la force musculaire…

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- Des stages de conduite automobile sont toujours profitables pour améliorer ses performances et sa sécurité.

Conduire sa voiture est très important pour le maintien de l’autonomie et des relations sociales. Le vieillissement physiologique nous impose souvent une autorestriction comme l’arrêt de la conduite de nuit, des temps de trajet courts et l’utilisation préférentielle des voies àtrafic réduit. Un programme d’éducation comprenant un stage théorique et une formation pratique de conduite…

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- Dans un couple, un handicap visuel a un gros impact sur la santé et la qualité de vie du conjoint.

La perte de vision peut être brutale ou progressive et peut affecter la vision centrale, la vision périphérique ou concerner l’ensemble du champ visuel. Le retentissement fonctionnel est donc très variable d’une personne àl’autre. Dans la vie quotidienne, la déficience visuelle se répercute d’abord sur les activités comme la lecture, l’écriture, la reconnaissance des détails et les déplacements, mais elle peut également avoir un impact…

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Actualité

- Les statines peuvent-elles prévenir la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est la cause la plus fréquente de démence chez les personnes âgées. Les résultats de plusieurs études épidémiologiques suggèrent que les statines ont un effet protecteur contre le développement des troubles cognitifs, des démences en général et de la démence d’Alzheimer en particulier…

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- Manger des céréales complètes au petit déjeuner diminue le risque de développer une insuffisance cardiaque.

Le risque de développer une insuffisance cardiaque est estimé à20% après 40 ans. Diverses études ont suggéré qu’une consommation importante de produits céréaliers diminuait le risque d’hypertension artérielle, de maladie coronarienne et d’hypercholestérolémie, facteurs de risque d’insuffisance cardiaque…

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1er décembre 2007
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